D'après la légende, St Guirec vint d'Hibernie (Irlande) dans une auge en pierre, au VIe ou au VIIe siècle,
et évangélisa ce coin de Bretagne. Un oratoire fut édifié en son honneur à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle sur la plage de Ploumanach.
Voici une gravure ancienne.
Et une photo récente

A l'origine, la statue du Saint était en bois mais...
La légende dit que les jeunes filles qui veulent se marier doivent piquer une aiguille dans le nez de St Guirec. Si l'épingle "tient", le mariage a lieu dans l'année.
Pauvre St Guirec...
La légende perdure... et certaines "filoutes" mettent de la mie de pain dans le cratère pour que l'aiguille tienne ! Mais, St Guirec en a vu d'autres... et ne se laisse pas influencer par de telles pratiques.
La statue en bois était dans la chapelle, dans un angle, au-dessus d'un bénitier.
Un des vicaires de Perros était en dévotions il y a quelques dizaines d'années, quand il entendit un grand
bruit. Que s'était-t-il passé ? Une jeune fille avait grimpé sur les barreaux d'un dossier de chaise pour essayer d'atteindre le nez du Saint et y piquer une aiguille... (bon, il vaut mieux
s'adresser au "vrai" en bois, qu'à celui en granit...). La chaise a basculé et la pauvre s'est retrouvée assise dans le bénitier... Le saint homme d'abbé m'a dit "je n'ai pas pu m'empêcher de
rire..." (et de l'aider à sortir du bain de siège improvisé) !
Depuis, la statue a été déplacée pour être mieux mise en valeur... et le nez semble bien restauré !
L'oratoire "regarde" le Château de Costaérès, où SIENKIEVICZ écrivit *QUO VADIS
?* C'est en mars 1895 qu'il commence à le publier en feuilleton dans la Gazeta
Polska, journal pour lequel il avait travaillé plus jeune en tant que journaliste. Ce roman lui vaudra de recevoir en 1905 le prix Nobel de littérature. (Wikipédia)
Bon, STOP ! je m'égare, je m'égare...
(Les photos sont de Délires en Liberté, sauf "le nez" que je publie avec l'autorisation de l'auteur. La gravure ancienne vient d'un bouquin qui est dans ma bibliothèque bretonne)
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